Introduction

Bonjour et bienvenue dans ce premier article des Aventures de Yannick, l’apprenti Scrum Master. Au cours des trois prochains mois (jusqu’à fin décembre 2021), je serai Scrum Master stagiaire au sein de la société Naquada, spécialisée dans l’accompagnement vers l’agilité au sein des organisations, basée à Lausanne. Je partagerai régulièrement avec vous mes découvertes, mes impressions, ou encore des outils liés au métier de Scrum Master, ou plus globalement liés à l’Agilité.

Présentation

Commençons par le début : je m’appelle Yannick, j’ai 27 ans à l’heure où j’écris ces lignes, et j’ai un parcours scolaire et professionnel atypique. En effet, là où d’autres savent depuis l’enfance le métier qu’ils souhaitent exercer plus tard, je n’ai jamais réellement eu la sensation d’avoir « trouvé ma voie ». Fils de commerçants, j’ai obtenu deux diplômes dans le domaine de la vente, mais passionné d’informatique, j’ai terminé ma scolarité par un Bachelor en e-Business et un Master 1 en Systèmes d’Information. Pour autant, après presque 4 ans d’expérience cumulés en tant que développeur web, et 6 mois en tant que chef de projet digital, je n’avais pas le sentiment d’exercer un métier que j’allais aimer pour les décennies à venir. C’était source d’inquiétudes pour moi, car j’aime garder le proverbe de Confucius en tête, bien que légèrement utopique : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie. ».

Au troisième quart de l’année 2020, avec celle qui deviendra ma femme, nous sommes rentrés il y a peu du Canada pour cause de pandémie, où nous avons vécu un an. Décidé à trouver l’impossible : à savoir un métier que je ne connais encore pas, mais qui correspondrait à tout ou partie de mes attentes, je démarre mes recherches. J’ai passé des heures à visionner des vidéos et lire des articles sur les nouveaux métiers du numérique. Lorsque le sujet traitait de l’agilité ou du framework Scrum, je faisais, consciemment ou non, le lien avec un cours auquel j’ai assisté durant mon Master, à propos de ces sujets. L’intervenant m’avait donné une très mauvaise image du métier, et je n’avais pas su à ce moment-là faire la part des choses en détachant la personne du sujet. Alors je suis passé à autre chose, pensant savoir que ce n’était pas fait pour moi.

Quelques temps plus tard, nous sommes fin 2020, je rencontre David Preti, co-fondateur de Naquada, dans un espace de co-working à Lausanne, avec qui j’échange un moment autour d’un café. Après m’avoir écouté, et présenté brièvement son métier, il conclut notre échange en m’invitant à m’intéresser à nouveau à l’agilité. Sur cette recommandation, je fais de nouvelles recherches avec un oeil nouveau, jusqu’à me rendre compte que ce métier semble correspondre à ce que je recherche. Un métier qui allie un minimum de connaissances techniques, contact humain, aider les équipes et organisations à s’améliorer, et apprentissage continu. Bingo.

Pourquoi Scrum ?

Malgré mes diverses expériences en tant que développeur web, je n’ai jamais eu l’occasion d’expérimenter ce cadre de travail ( = framework) au sein d’une équipe. Lorsque l’on parle d’agilité, c’est Scrum qui revient bien souvent dans les conversations, et en tant qu’ancien développeur web, c’est le framework qui m’aidera le plus à appréhender l’état d’esprit agile, avant de peut-être passer à une étape supérieure.

Pour les néophytes, voici une définition de Scrum, basique et succincte :

Scrum est un cadre de travail (un framework), répondant aux préconisations du Manifeste Agile, applicable à une équipe dans le cadre de projets relativement complexes, permettant :

  • d’aligner les membres de l’équipe sur les priorités,
  • une écoute et une participation des personnes impliquées,
  • de livrer à intervalle régulier des produits ou fonctionnalités à haute valeur,
  • et d’améliorer l’efficacité du travail.

Bien entendu, cette définition est beaucoup trop courte pour expliquer Scrum dans son entièreté, d’autant qu’elle est volontairement simpliste pour parler au plus grand nombre. Si vous êtes débutant et que vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à faire plus de recherches et de commencer par le Scrum Guide.

Mes premiers jours chez Naquada

Mon premier jour chez Naquada est un vendredi.

Au matin, j’assiste à un PI (Program Increment) planning aux côtés de mon Mentor : David Preti. Un PI planning est une réunion tirée du framework SAFe (un framework qui permet de faire de l’agilité à l’echelle). L’objectif, c’est de réunir les équipes qui composent un projet, afin de les aligner sur la vision et les objectifs des 8 à 12 prochaines semaines.

Les équipes concernées étaient réunies au même endroit, mais David et moi étions connectés à distance via Microsoft Teams. Dans un projet SAFe, la personne en charge de la supervision du PI planning est le RTE (Release Train Engineer). Le support utilisé pour cette réunion était un tableau numérique, où des centaines de post-it organisés étaient utilisés.

Ce que je retiens de cette observation, c’est que dans cet exercice, un coach agile doit être en mesure de rester en veille parfois longtemps, afin de laisser l’équipe et le RTE agir en toute autonomie, mais il doit savoir prendre la parole aux moments appropriés pour les épauler, quand le besoin se fait sentir. Les outils utilisés ont une grande importance, mais ce ne sont pas eux qui permettent d’avancer, tout dépend de la manière dont ils sont utilisés.

L’essentiel des jours suivant m’auront servis à prendre en main les outils utilisés en interne, passer un peu de temps avec les membres de l’équipe, mais aussi et surtout commencer à avaler un peu de littérature sur Scrum.